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La comédie du tragique. Vous connaissez la technique. trouver du noir dans les comédies, du profond dans le burlesque, du sens dans le gag, du politique dans la comédie, de la métaphysique dans l'humour ou. ou.ou. mais qu'est-ce qu'on rigole ! ! !. une grande tristesse dans le rire. la comédie de la fête Blake EDWARDS réalise une comédie sur la guerre en 1966 (soit quatre années avant MASH de Robert Altman) et dont le titre laisse pantois : « What did you do in the war daddy ? ». |
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Deux années plus tard, sort « The party » sur les écrans. Probablement son film le plus théorique. |
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« The party » prolonge l'art de Jacques Tati ou Chaplin : faire silence, éviter les mots, laisser les objets agir lentement dans les mains d'un personnage pas à sa place. Les hôtes jugent qui entre, qui fait quoi, qui est à sa place ou pas, mais la maladresse est encore plus forte. Trouver le « ce qu'il faut faire » est un full time job et conduit forcément au bordel. Le temps d'une nuit. le comédien apprends à jouir de ses conneries. Comme nous. |
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![]() S.O.B. |
La comédie du suicide « S.O.B. » sort la même année que l'élection de Mitterrand. Pendant les flonflons place de la Bastille, le film en salle montre le corps d'un homme sur une plage californienne. à l'agonie puis complètement mort. Seul son chien suivra les allées venues du corps en fonction des marées. Derrière la plage, une grande maison pour réalisateur à succès sans succès qui cherche à se suicider par tous les moyens. Aucune méthode ne fonctionne. Reste une fête-partouze organisée à son insu qui lui donnera la grande idée : du cul - du sexe - du cul - du sexe. Il trouvera ainsi l'ultime souffle pour s'amuser, c'est à dire réaliser un film pour dévoiler les seins de son ex-femme (actrice Peter Pan) et briser ses tendances frigo. |
L'esthétique Dallas bat son plein. Harry Stradling à l'image (« Soupçons » - Hitchcock, « Johnny Guitar » - Nicholas Ray, « Un homme dans la foule » et « Un tramway nommé désir » - Elia Kazan, « My fair lady » - George Cukor) fait des merveilles avec les années 80, l'ambiance Jane Fonda défoncée et Hollywood Beach aux tons pastels assassins. |
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| La comédie du sexe « Victor Victoria » (comédie musicale à réhabiliter d'urgence) ne parle que de ça : l'amitié entre homme et femme, le jeu du sexe, de l'amour, du hasard. et des identités sexuelles. |
![]() Victor, Victoria |
Un scène magnifique au début du film. Victoria est invitée pour la première fois dans l'appartement de Toddy. La caméra se fixe dans l'angle du salon qui communique directement sur deux autres pièces à gauche et à droite, presque hors champs. Les personnages se croisent, s'évitent et discutent par murs interposés. Nous. on bouge pas, parfois pour voir du rien, tout à l'écoute, un peu loin. On ne s'impose pas comme ça. Les lascars font connaissance, leur gêne est palpable par le vide à l'écran. Au passage, tout est dit sur Toddy avec son intérieur merveilleusement foutraque, aimable et férocement drôle. |
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DS |