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Un histoire à la PrévertSupermec a le blues. il refuse de vendre la barraque de ses parents adoptifs à des promoteurs immobiliers au moment où le Daily planet se fait racheter par un actionnaire cynique qui ne pense qu'au pognon. Le gars fout sa fille à la tête du journal (Mariel Hemingway, oui, oui, Manhattan...) et la pimbêche, winneuse mais gentille, craque pour Clark Kent. Pendant ce temps, Lex Luthor s'échappe de taule grâce à un neveu sorti d'une comédie de John Hughes et prépare la création d'un homme nucléaire pour botter le cul à Superman, à partir d'une mystérieuse substance toute pourrie et d'un cheveu du kryptonien. Lequel décide, devant la course à l'armement atomique, de piquer toutes les armes nucléaires dans un grand sac et de les balancer dans le soleil. Sauf que le mélange de Luthor était fixé sur l'un des missiles et que le contact avec le soleil achève de créer l'homme nucléaire, une tarlouze galactique (permanente et ongles longs, la classe) qui se prend très au sérieux et qui est très méchant quand il voit passer un slip rouge. Bon, on va pas se la raconter : je ne vous ferai pas le coup du chef d'oeuvre incompris, Superman 4 est une purge, surtout si on a vu les 3 autres films. Un navet. Un ratage. Un film qu'on ne cite pas au dos des jaquettes et entre parenthèses pour figurer le prestige d'un acteur. Par exemple, je pense que pour Gene Hackman, on devrait bien trouver d'autres films à citer que celui-ci. |
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Le culte de la wine, comme on aime à le dire ici. Et le personnage de Superman (comme celui de Captain America d'ailleurs) est un peu l'idéal américain qui gagne : parti de rien, il a tout réussi et porte fièrement la bannière étoilée dans l'espace. Superman est un gentil. L'axe du bien à lui tout seul qui a élu domicile aux U.S.A. Il n'y a guère que ses origines qui posent question : c'est un immigré. |
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Alors Superman 4 était-il le film de trop ? Rien n'est moins sûr. Bien sûr, le scénario est débile. Bien sûr, les moyens manquent (précisons que les effets spéciaux de Superman 4, surtout les effets de vol sont nettement moins réussis que ceux du premier Superman, pourtant réalisé près de 10 ans avant). Toujours est-il que le film montre Superman s'opposant à la politique américaine de l'époque en détruisant toutes les armes atomiques, de force. Et les méchants ne sont pas des loubards mais des vendeurs d'armes et un capitaliste sans scrupule. C'est déjà ça de gagné. Adapter ou parodierEt ce n'est pas faire insulte au comics originel : Vu le fric que ça rapporte, les studios se mettent à faire des tonnes de films de super-héros. Et toujours la question de la fidélité à un matériau destiné à des gamins : Comment éviter le ridicule ? Comment filmer les costumes ? Les gagdets ? Peut-on faire un film sérieux ? |
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![]() Batman et Robin de Joel Schumacher |
C'était "Batman forever", et c'était du Bergman à côté de "Batman et Robin". |
Exactement le boulot qu'à fait Bryan Singer sur les X-men : arriver à rendre crédibles les mutants au prix d'un relookage donnant une apparence plus sérieuse aux super-héros (et cité ouvertement dans le premier X-men : "Tu préfererais porter des collants jaunes ?" dira Cyclope à Wolverine en allusion aux costumes de la B.D.) et d'un recentrage sur le thème de la différence mettant le film d'emblée dans du sérieux. |
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RN |
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