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La télé-réalité, c'est comme le cinéma. Il y a des genres. Sur TF1, les choses se faisant dans une stabilité mathématique, l'émission de TR catégorie "j'me fous de ta gueule à ton insu" est cantonnée à la 2ème partie de soirée du vendredi de la grille estivale. C'est comme ça. |
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Adopter des règles des séries et des soaps Sur le fond, on voit bien le projet de TF1 : faire de Shrek un personnage de télé-réalité. |
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La présence de multiples résumés de l'action au cours du même épisode et du cliffhanger, au delà de la logique commerciale évidente contribuent à rapprocher l'émission d'une fiction. Cruel et drôle, mais surtout cruel Et la cruauté s'exprime dans l'émission comme rarement avant : ici le gros est définitivement un rebut de la société et que Laurent, l'acteur, en fasse des tonnes, ne change rien à la puanteur de l'affaire. On savait que la Télé-réalité s'appuyait sur l'exclusion (des candidats jusqu'à présent), mais c'est la première fois qu'on montre du doigt une catégorie de la population pour s'en moquer ouvertement. En bref, c'est drôle mais ça pue. |
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![]() Festen de Thomas Vinterberg |
Et dans l'intolérance des parents, le dispositif de l'émission trouve une résonance inespérée. |
Alors quoi ? Pourquoi bouder son plaisir devant ce vol en éclat d'une "gentille" famille ? Parce que, au delà du présupposé "gros=dégueulasse", l'émission montre l'isolement progressif d'Adeline au sein de sa famille (et donc son exclusion) et ce qui ressemble à une dépression nerveuse des parents. Le prix Le dénouement montrera le mariage finalement accepté dans les sanglots et la souffrance. Et Laurent qui dévoilera la supercherie. Et deux longues minutes sur les rires des parents d'Adeline voyant un résumé de l'émission, y compris leurs propos anti-gros. Le prix à payer pour que les pigeons acceptent la diffusion de l'émission ? L'émission aura donc fait plaisir par le dynamitage d'une famille de petits bourgeois au prix d'un nouveau cap franchi dans le puant. |
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RN |
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